Sur les traces de l’Epic Enduro

Depuis qu’on a entendu parler de l’Epic dans la team le discours à bien changé :
2014 : Ils sont tarés!
2015 : Ils ont l’air bien leur spéciales
2016 : Et si on tentait?

L’Epic c’est quoi?
3 enduros en 1 journée, 110kms, 4800m de Dénivelé, + de 10h sur le vélo, du lourd!

Il va falloir sérieusement s’entrainer si on veut la terminer, un jour. Direction Olargues en ce dimanche matin pour reconnaitre les boucles 1 et 2 de l’épreuve, voir ce que j’ai dans le ventre et vérifier ma capacité à réaliser cet exploit.

J’arrive à Olargues à 9 heure tapante après 2 heures de route. Il fait frais c’est parfait. Direction la boucle 1, 32 kms, 1800m de D+ pour se mettre en jambe. Dans la première liaison je croise un vttiste, on taille un peu la discute, je lui raconte mon plan et il me dit que je risque de passer les fesses sur le vélo toute la journée. Je ne m’attendais pas à autre chose. Il connait un peu certaines SP mais sans plus, je continue donc mon chemin. Première liaison tranquille et vient la première SP, Mézeilles. Très roulante je la descend tranquillement. Je ne chasse pas la performance aujourd’hui mais plutôt essayer de terminer mon parcours. A noter que durant l’épreuve spéciale se déroule de nuit, ça doit être plus sympa!


On continue avec le couple liaison 2 et SP2 sans problème non plus, un peu plus cassante, je cherche un peu mon chemin en cours de route mais j’arrive en bas sans problème. Les chemins sont beaucoup moins technique qu’à Citou pour le moment et ça me laisse légèrement sur ma faim, jusqu’ici tout du moins.

Direction la liaison 3 puis SP3, je commence à avoir faim! Je croise durant la liaison 3 un groupe qui s’est fait déposé en voiture la haut avec des vélos assez disparates, un Transition Patrol, un FatBike et des semi quasiment « No name ». Certains doivent prendre cher dans les descentes!
J’arrive en haut pour la dernière SP de cette boucle et c’est partie!
Une petite faute m’envoi en glissade dans un passage assez pentu, je remonte sur le vélo direct. Aucune casse ni pour le vélo ni pour moi, ouf! Je re croise le même petit groupe au milieu de la SP, ils se font une pause et ils ont raison! J’arrive en bas les mains et les bras bien tétanisés. Je suis trop sur les freins en essayant de contrôler ma vitesse et ce n’est pas bon du tout…Le chemin, pas plus technique les autres est assez roulant et donc rapide ce à quoi je ne suis pas trop habitué. C’est ca qui me fatigue. Retour vers Olargues pour la pause déjeuner. Pendant cette petite liaison je me demande si j’arrête là ou si je continue et me dit qu’on verra après la pause.

Grosse pause déjeuner, un peu trop grosse peut être? Après avoir rempli de nouveau mon camelbak cheri, et oui j’ai bu mes 3 litres d’eau déjà, et fait un « bon » repas les sensations sont bonnes. Je ne suis pas fatigué et les jambes sont encore fraiches mais l’envie n’est plus trop là je ne sais pas pourquoi.

On repart quand même pour la seconde boucle avec, au programme, 44kms, 1800m D+ et 3 SP dont une dans Olargue même que je ne ferais pas car les rues sont fermées à cause d’une foire au livre.
La première liaison est la pire de toute l’Epic, 900 mètres de dénivelé en une fois ça risque de tirer sur les jambes. On commence par des lacets sur une route paisible, et au fur et a mesure que l’on prend de la hauteur le paysage s’ouvre et nous laissera même apercevoir la mer une fois la haut, magique! On arrive vite sur un chemin plein de cailloux, très fuyant et je pause pied à terre. S’en suit une longue poussette quasiment jusqu’au sommet. J’ai trop chaud, mon braquet est bien trop gourmand pour que je ne m’épuise à le faire en vélo. Je m’arrête des qu’un coin d’ombre s’offre à moi et le moral baisse aussi vite que je gagne de l’altitude.

Une fois en haut je retrouve un grand sentier à plat, histoire de se reposer un peu et de se détendre les mollets. J’arrive enfin à Saint Martin du froid, l’église qui surplombe la vallée, après 2h20 de grimpette. Outch! petite pause gouter avant de dévaler LA SP du jour et de l’Epic.
Une grosse partie se passe sur des dalles/pierres et comme auparavant je cherche trop à limiter ma vitesse. Je vais donc faire plusieurs arrêts anti tétanie pour ne pas aller à la faute.  La fatigue commence à faire son effet. Je reste lucide mais je cherche toujours le contrôle de ma vitesse. On arrive sur une grosse relance qui me permet de me reposer un peu les bras et on enchaine sur une partie qui me met moins en difficulté. C’est plus technique et donc moins rapide, j’aime! Je rencontre différents groupes de randonneurs qui me laisseront passé sans difficulté. J’arrive en bas en 38 minutes, 18 pour les meilleurs sur ce segment. A ce moment là j’ai le choix de continuer vers l’ultime liaison/SP du jour ou de rentrer directement sur Olargues. Je choisi l’option 2 avant de vraiment rencontrer des difficultés et surtout ne pas arriver trop tard à la voiture.

Il est 18h quand je pause le vélo, pile l’heure de l’apèro! Ca sera coca et verre d’eau, j’ai de la route qui m’attends.

Le bilan :

Avec une transmission plus adaptée à ma puissance j’aurais tout gagné et j’aurais surement bouclé mon programme. Les chemins sont techniquement abordables mais c’est surtout le coté physique qui pêche pour le moment surtout sur la partie haute du corps.
Après 60kms et 3000m de dénivelé je ne suis pas au bout de ma vie ce qui est de très bon augure. Je sens bien une fatigue globale mais rien à avoir avec ce que je redoutais. Finaliser l’Epic est encore loin d’être réalisable mais je vois clairement le travail qui me reste à accomplir pour y arriver et surtout ca ne me parait plus impossible du tout.
Le vélo n’a pas bronché et c’est tant mieux.
A revoir les photos je n’ai pas trop profité des superbes paysages étant focalisé sur ma mission du jour. A refaire rapidement avec la fin de la boucle 2 et la boucle 3  complète avec peut être un peu plus de temps pour se prélasser au soleil cette fois-ci.

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