Vosges 2016 – « Je s’appelle Kruth ! »

Pour l’édition 2016, la sortie estivale de spad s’est faite dans les Vosges, le territoire d’accueil d’Hervé. On s’y est pris bien à l’avance mais malgré cela, il a fallu faire quelques concessions sur le projet initial. Pas d’auberge pour dormir, pas de location, tout était plein. Cette année sera donc sous le signe du camping ! Au programme, de la descente, de la descente, et aussi de la descente ! De quoi nous rassasier, je l’espère, jusqu’à la prochaine réunion de la team…

Nous partons comme à l’accoutumé de nuit. Départ donc de Normandie pour Loïc et moi vers 18h ce mercredi 13 juillet. C’est sûr, le lendemain matin ça va piquer quand on va devoir se lever pour pédaler. Qu’importe ! C’est ça ou perdre une journée de spad. Et ça, ce n’est pas envisageable ! Six heures de route et un Mc Do plus tard, nous arrivons à Kruth, au camping du Schlossberg vers 1h20 du matin. Loïc aura conduit tout le trajet, me contentant pour ma part de lui passer une playlist musicale de mon cru. Pas sûr qu’il ait apprécié tous les morceaux, mais il n’a pas bronché une seule fois… On ne traine pas, on est mort. Hervé a déjà planté sa tente car il est arrivé vers 21h lui. Tu parles, il a eu à peine une heure de route à faire. Juste le temps pour moi de jeter ma Quetchua quatre places qui se monte toute seule en trois secondes (c’est écrit dessus), que l’on se jette Loïc et moi à l’intérieur pour pioncer…

 

14/07/2016 : 1er jour – Mise en jambe

Dans la vie, il y a ceux qui se lèvent tard pendant leurs vacances et profitent de leur journée pour glandouiller un peu. Et puis il y a nous. Réveil à 8h, dur pour Lolo. Six heures de sommeil, tout le matos à déballer et le camp de base à organiser. On a du pain sur la planche !

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C’est dur mon chaton ?

Montage de la tonnelle (gentiment prêté par Francky – Merci d’ailleurs, car tu nous as sauvé la vie !), on vide les caisses, on sort les spads, on boit le café en même temps avec les tartines (du thé pour la baltringue de Loïc). On s’affaire comme des fourmis. On se presse car le temps n’est pas clément (Franck ?!) et les nuages nous toisent/narguent en nous balançant quelques gouttes menaçantes. Grand bien nous a pris de nous grouiller. A peine la tonnelle installée que la pluie nous dégringole dessus. Le moral en prend un coup. Il avait fait beau les jours auparavant. Le terrain était sec, les sous-bois frais et nous chaud comme la braise. La douche quoi.  On consulte chacun notre tour frénétiquement la météo sur nos téléphones. Pas folichon pour la journée. Erf.

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On profite alors (!) du mauvais temps pour réorganiser la journée. D’abord le déjeuner ! Bon il est 11h30, il est trop tard (ou trop tôt) pour aller faire les courses au supermarché, nous filons donc à la ferme-auberge du Schafert qu’a réservé Hervé. Ahhhh les fermes-auberges. Hervé nous avait vendu du rêve  sur ces établissements. C’est donc avec un sacré appétit que l’on s’y rend. Bon la déco donne le ton, on est bien dans les Vosges. Bois, cloche, nappe. Tout y est. Nous sommes les premiers. La personne qui nous reçoit (probablement la proprio) est bien du coin ! Difficile de faire mieux comme accent à couper au couteau. Cela en est limite compréhensible.  On nous demande ce que l’on veut boire : une bière pardi ! Là se présente un problème pour la région des Vosges. Moi qui croyait qu’ils étaient champion de la bière. Ben non. On se contentera de Hirsch, Météor ou de Ficher. Dans cette auberge, c’est la Hirsch ou 1664. Le choix est vite fait… Pas trop de soucis concernant la carte, tout marche par paire. Deux entrées, deux plats et deux desserts au choix.  Hervé et moi prenons des roïgabrageldis, spécialité à base de pomme de terre, d’oignon et de lard servi avec du collet fumé. Loïc se rabat sur l’autre plat, un espèce de morceau de viande perdu au milieu de légumes à l’eau (mouhahahaa). On zappe les entrées car quand on voit la taille des assiettes, si l’on avait pris la tourte à la viande en entrée, nous aurions probablement explosé… On ne terminera même pas notre unique assiette, alors le dessert… Le tout pour un tarif pas donné tout de même. Nous n’avions pas caché notre étonnement avec Loïc lorsque Hervé nous avait annoncé qu’il fallait si prendre bien à l’avance pour y manger (réserver plusieurs jours auparavant). Et effectivement, passé 12h30, c’était blindé. Que des vieux. Tradition qu’on nous a dit. Alors forcément, nous, avec nos déguisement de riders, on n’est pas passé inaperçu…

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La cloche traditionnelle vosgienne

Malgré un seul plat, nous sommes restés presque deux heures ! Nous repartons, juste le temps de faire quelques photos du décors et du temps magnifique qui nous attend, sous la pluie.

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Après quelques repérages et les courses de faites, la pluie continue de nous rabattre le moral. Hervé propose alors d’aller boire un coup. Boire un coup ? T’es sûr ? Il nous emmène quand même à Wesserling, mais on est le 14 juillet hein… Tout est fermé. Donc bah parking. En attendant que la pluie se calme…

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14h00, la pluie s’arrête enfin en laissant filtrer de précieux rayons de soleil au travers de nuages. Aller, on ne perd pas plus de temps, et on file au premier spot que nous a dégoté Hervé. Et ce spot démarre… au camping. Bon ok. Alors on part direct de la tonnelle de Franck, et on grimpe, on grimpe encore, encore et toujours. En fait on ne fera que grimper. Tout le dénivelé en une seule fois. C’est-y pas beau ça madame ! 500m de dénivelé à froid, comme ça, pour ton plus grand bonheur. Mais ça en vaudra le coup. Je note au passage que malgré un changement de boitier de pédalier et une chaine neuve, mon spad continu à croustiller comme si quelqu’un avait balancé une biscotte dans la transmission. Rageant. Surtout que j’avais tout bien nettoyé comme il faut..

On découvre au détour du chemin qui monte depuis maintenant une heure un tout petit single, riquiqui, bien caché. Hervé nous indique qu’il n’y a pas d’embranchement, pas de piège, pas moyen de se perdre. Bref, juste à descendre comme des malades mentaux jusqu’au camping ce single bien technique. Quoi, t’es sérieux Hervé ? 500m de dénivelé négatif, en single du début à la fin, sur 4.5km ? Mais t’es en train de nous vendre du rêve pas cargaison là ! Mais même pas le temps d’avoir plus d’infos, le voilà disparu dans la végétation. Loïc le suit à dix secondes d’intervalle, j’en fais de même. Et effectivement, par cargaison je vous dis ! Ça tourne, c’est technique, c’est speed puis d’un coup c’est rocailleux à gogo. Du single brut, peu emprunté mais sans végétation gênante. Le pied… Hervé s’est toutefois arrêté en plein milieu, histoire de profiter un peu du paysage qui, je dois bien l’avouer (moi qui suis si attaché à mon Cantal), est au moins aussi magnifique que ce dernier. Si ce n’est plus. C’est dire ! C’est luxuriant, montagneux, gorgé de vie, de rivière et d’air pur sans présence humaine. Notre rêve à tous ! A peine ai-je le temps de faire quelques tofs que mes riders allumés sont déjà repartis. Dur de les suivre, ils sont bons les chiens. Et pour une fois, la fin du single n’est pas de trop. Les avant-bras prennent chers, les doigts et les poignées aussi. Finalement, il fait juste la bonne longueur.

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On passera sous silence les DEUX crevaisons d’Hervé avec ses pneus en tungstène de carton. Ses chambres à air neuves avec rustines incorporées et sa rage au point de vouloir arrêter le VTT…

 

On arrive directement à notre campement. Quelques menus réglages sur les spads et préparation du repas. Au menu des saucisses au barbecue (merci Hervé pour tout ton matos de camping) avec des pâtes (étonnant). On repart cette fois-ci en voiture à notre prochain spot, nocturne s’il vous plait ! C’est un single qui part de l’auberge du Treh jusqu’au cœur de Kruth. Encore bien technique, bien cassant, de la caillasse pour bien te faire voler (violer ?) le guidon. Tout ce que l’on aime !

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Pour des raisons évidentes, je n’ai pas de photo de la descente de nuit. On fini de rentrer par Kruth de nuit en spad jusqu’au camping. Je profite que les deux gus soient partis chercher la voiture à l’auberge du Treh (on ne va pas la laisser passer la nuit là-haut hein) pour faire du rangement sur le camp de base. Une fois revenus, c’est une tasse de bière pour chacun, douche et dodo. Demain sera THE journée du séjour !

15/07/2016 : 2ème jour – La sortie du week-end

Réveil encore plus tôt que la veille. Je savais que l’on allait en chier connaissant Hervé, mais là on ne va pas tenir le rythme longtemps. Donc je disais réveil vers 7h30, la grisaille est toujours là et les fringues ne sont pas sèches de la transpiration de la veille. Le Vosgien nous ayant dégoté l’un des trois lopins de terre du camping à trois mètres de la rivière. Bonjour l’humidité constante. Je profite également de ce petit déjeuner pour faire la découverte de ce que l’on appelle une cafetière italienne. Malgré mes nombreuses années de camping (excusez du peu),  je connaissais la cafetière de type Bodum (où tu pousses un piston pour passer ton café). Mais là Hervé m’apprend quelque chose. Il est fort ce Hervé. Donc une cafetière italienne, si vous ne connaissez pas, c’est un peu le principe d’une cocotte minute où tu fais bouillir de l’eau et grâce à un savant agencement, permet de faire monter de l’eau grâce à la surpression de celle-ci à travers ton café. Mais comme un schéma vaut mieux que mille explications…

Voilà, c’était l’instant culture du séjour. Bref, on finit de déjeuner (on traine un peu quand même) et on saute chacun dans une voiture (oui il faut les deux) direction Lautenbach. Une bonne heure de route et 237 lacets plus tard, nous arrivons dans le centre d’une magnifique bourgade.

Après cet autre instant architecture, on gare la voiture d’Hervé, pour plus tard, et il nous rejoint dans celle de Loïc. Vous suivez ? Nous remontons à trois avec les spads sur le site du Grand Ballon.

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Avant que vous ne posiez la question, il s’agit d’un radar pour l’aviation civil. Voili voilou. Il est 10h30, on remonte vite sur les spads et là on attaque le sérieux. Enfin du single. Que du single. Toujours du single. Tellement de single que le moindre écart de trajectoire et tu es bon pour une belle descente sans fin. C’est tes stats de Strava qui vont aimer ton dénivelé négatif ! Donc on fait hyper gaffe, on avance à taton, on descend du spad dès que c’est un peu chaud……………. Nan je déconne, on y va à fond comme des timbrés, avec clochette au guidon pour avertir les rares marcheurs (merci encore Hervé). On enchainera les raccords de single par des chemins forestiers assez larges. C’est d’ailleurs par ces derniers que l’on fera la majorité du dénivelé positif. Cela évite de se ruiner les jambes dans des singles infranchissables et de discuter peinard à trois de front. La météo est clémente, beaucoup de nuages avec brouillard mais point de pluie. Hervé est un peu dégouté, lui qui connait le panorama du coin et nous vendait sa région comme un vendeur de frigo. Hélas, on n’y voit pas à un kilomètre… On enchaine les portions en sous-bois, mais dès qu’un peu de dénivelé négatif se présente, c’est direct un single. Le bonheur en barre. Il est maintenant 13h00, on a bien profité déjà, pas de chute ni de casse. Alors pause repas !

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On repart 30mn plus tard de plus belle et revigoré. L’autre moitié du parcours est du même acabit. Gros chemins de liaison et singles bien cachés pour s’éclater. A noter toutefois que l’on se fait houspiller régulièrement par des marcheurs du Club Vosgien comme quoi le spad c’est pas bien, c’est le mal, le diable toussa. Et que l’on défonce la montagne et la végétation, et que d’ici cinq ans il n’y aura plus de montagne mais une plaine à la place. Sont mignons. Alors à tous ces gens qui croient que la montagne leur appartient, je leur propose de regarder ce que leurs élus, l’ONF et donc eux indirectement font à la montagne…

Comme vous pouvez le voir, c’est tout défoncé de partout. Y a des troncs dans tous les sens. Vous me direz « oui, une forêt cela s’entretient ».  Je répondrais que non, la nature n’a pas besoin de nous pour se réguler. Hervé en était choqué de voir les engins utilisés, genre de grosses pelleteuses avec mâchoire/scie circulaire énorme/système d’élagage instantané. De quoi t’arracher des hectares de forêt en une après-midi… On repart un peu vert de voir ce boxon en pleine montagne.

On enchaine les singles. Cela a beau être jouissif, c’est très exigeant, on fatigue vite. Le regard posé à trois mètres devant, champ de vision rétréci, on arrive vite à ses limites. Les index sur les freins à doser au plus près… Tiens en parlant de freins, y’a un truc qui cloche avec mon frein arrière, ma manette est toute molle, bien trop molle… Ohhhh put*** ! J’ai perdu une plaquette à l’arrière ! La vis de maintien des plaquettes s’est barrée, avec la goupille. Plus de plaquette, donc plus de frein arrière. Un peu con quand je vois ce qui nous attend. Bon, on vient de faire du portage de spad. La dernière descente j’avais encore du freinage, donc la vis et la plaquette ne doivent pas être loin. Hervé redescend ce que l’on vient de grimper. Moi je cherche en haut à pied. Et, oh miracle, je retrouve ma plaquette cinq mètres plus bas. Trop de chance ! Bon, cela ne règle pas le problème qu’elles ne vont pas tenir sans la vis. T’inquiètes pas mon bichon, Mc Guyver est là. Je te sors un rilsan du sac et je te fixe tout ça à l’ancienne. Deux trois essais plus tard, impec, ça tient, ça freine, c’est bueno on repart ! Entre ma transmission qui continue de déconner, l’impossibilité de changer de plateau rapidement et les déraillements fréquents, le croustillage global, mes freins qui se barrent en vacances, je suis vernis…

Bon, le spad est fonctionnel, c’est le principal. mais je galère quand même pas mal avec ma chaîne. Chiant. Néanmoins le reste de la sortie se fera sans autre encombre. On profite de temps en temps pour s’arrêter quelques secondes histoire de voir dans quel merveilleux environnement on évolue. C’est calme, seul le bruit de notre clochette trahit notre présence. Hélas on approche déjà de la fin. Nous arrivons au Petit Ballon, Une bien belle sortie de cinq heures effectives pour sept heures au total ! C’est le dernier single, et Hervé a envie de le faire d’une traite. Il s’agit de la Roc d’Azur, un single bien connu car il a été utilisé pour je ne sais quel enduro officiel, poncé par les plus grands, blablabla. Bref, on s’en fout, on veut le descendre nous. Le soucis c’est qu’il y a plusieurs croisements/embranchements, et Hervé n’a pas envie de nous attendre pour nous indiquer le chemin. Il veut péter un chrono sur Strava le bougre. Alors quand il nous explique les directions à prendre, ça donne ça :

2016_herve_roc_azur
Gauche, droite, gauche, droite, haut, bas, haut, bas, A, B, A, B

Autant dire que l’on a rien compris et qu’il va falloir jouer de prudence pour arriver en bas au bon endroit. Super, alors que l’on voulait péter les chronos… On s’élance donc comme des fous furieux enragés à la chasse de jeunes femmes vierges nues en forêt. Il ne nous faudra pas plus de 3mn00 pour poncer ce Roc d’Azur. Enfin pour moi. 1mn44 pour Hervé et 1mn57 pour Loïc. Les chiens sont bien trop bons pour moi. Sur les plateaux rocailleux je me fais éjecter comme un bouchon de champagne. Mais rien à faire, les cales auto, c’est pas pour moi. J’ai bien testé sur le premier single du séjour, une véritable catastrophe. Je donne bien mieux avec mes Five Ten sur pédale classique. Ah, et pour l’anecdote, le temps de Loïc c’est au deuxième essai. Le premier coup, il s’est lamentablement planté de direction, le bon à rien. Obligé de l’attendre en bas avec Hervé. Un comble…

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2016-07-15 15.20.13

Ainsi s’achève la balade du Grand Ballon au Petit Ballon, grosse sortie de 43km pour 1500m de dénivelé. J’ai pas l’habitude de telles statistiques ! Je suis heureux, et pas trop éclaté étonnement. Le Roc d’Azur nous a déposé à peine à 1km de la voiture d’Hervé que l’on a déposé le matin (vous comprenez maintenant ?). Le temps de fixer les spads, de remonter au Grand Ballon récupérer la voiture de Loïc, que nous rentrons au bercail.

 

Vous avez cru que la journée était finie ? Vous rigolez. On est des monstres nous. Le temps de boire un chtiot café, de discuter un peu, que l’on remonte avec une voiture à la ferme-auberge du Treh, cette fois-ci pour y manger. Même punition que l’autre fois. Le menu est rigoureusement le même (!) à deux trois trucs près. On prendra cette fois-ci une entrée pour deux, puis le repas du Marcaire avec Hervé. L’entrée consiste en une ÉNORME part de tourte à la viande qui, même si elle fut excellente, te suffit déjà à elle seule de repas complet. On enchaine avec le Marcaire, sorte de plat de pommes de terre en rondelles, noyées dans un kilo de fromage de montagne (et je n’exagère pas) avec des tranches de viandes fumées. Tellement noyées que tu ne vois plus les patates, et que le dessus du plat est lisse comme un miroir à cause du fromage fondu. Loïc prendra des Fleischnackas (escargot de viande), genre de roulée à base de pâte de nouille avec de la viande de pot-au-feu compacté, le tout noyé dans une sauce du cru. Comme la première fois les quantités sont gargantuesques. Le plateau qui nous est servi avec Hervé est plus pour quatre personnes que pour deux, et Loïc ne mangera que deux de ses cinq Fleischnackas. Le repas arrosé de Fischer (erf), Hervé poussera le vice jusqu’à prendre une part de tarte à la myrtille. Elle sera agrémentée, bien sûr, d’une quantité non négligeable de chantilly maison. En faisant la somme des calories du repas, on couvre alors l’apport énergétique d’une famille de six personnes pendant une semaine. Chaud ! On s’étonnera aussi d’une autre tradition vosgienne, à savoir qu’après 18h00 les magasins ferment, et passé 21h00 on n’accepte plus les gens à table dans les restaurants, même s’ils ont réservé. Il se couche tôt le Vosgien ! Un groupe de jeunes à côté de nous arrivé à 20h50 n’aura le droit qu’à la tourte à la viande, et puis c’est tout. On fait toujours impression avec notre accoutrement, vu que l’on va sauter sur les spads dès que l’on sera sorti du resto, on est déjà habillé comme des champions. Alors forcément, les gens se demandent d’où est-ce que l’on sort…

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Comme la veille, même sortie nocturne, même singles, même préparation.  On part toutefois un peu plus tard. Cela nous vaut le plus beau coucher de soleil du séjour et la meilleure descente de nuit.

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Après cette journée bien chargée, on file tous à la douche, une petite bière et dodo direct. Ce soir on ne s’attarde pas, la fatigue nous emporte rapidement.

16/07/2016 : 3ème jour – La destruction

Même punition qu’hier. Levé à 7h30. Les nuits sont vraiment courtes et les fringues ne sèchent vraiment pas ! Heureusement la météo a l’air bien plus favorable que la veille encore. On avale notre petit déjeuner en coup de vent et on file au supermarché faire les courses. Faut de quoi pique-niquer ce midi. Ah, un petit mot sur la veste de Loïc version Télétubbies. Jette moi cette veste et remets la bleue. Tu portes préjudice à l’image de la Team. Vraiment…

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Comme hier on emmène les deux voitures, histoire de gagner du temps sur la remontée de fin de journée. Il y a quand même vachement de dénivelé (au moins 750m !). Aujourd’hui direction le Ballon d’Alsace. Non, rien à voir avec le Grand ou le Petit Ballon d’hier. Blagueur les Vosgiens/Alsaciens. Donc départ au Ballon d’Alsace, culminant à 1240m (petits joueurs mouahahaa). Il est 10h00, le soleil est là. Quasi aucun vent, pas un seul nuage à l’horizon, l’air est frais, la terre est très légèrement humide et meuble. Une atmosphère idéale pour faire du spad. On descend au lac d’Alfeld déposer la voiture de Loïc et on remonte au Ballon d’Alsace (on en bouffe du lacet de montagne !).

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Et nous voilà partis pour le single le plus long du séjour. Petite précision : sur les conseils d’Hervé, j’ai mis la protection intégrale histoire de ressembler à Robocop quelques heures. Et effectivement sur les premières portions, j’étais bien content de l’avoir. Pas de chute mais quelques dérapages et quelques chocs bien tapés. Mais quel plaisir ! Ça envoie du pâté comme on dit. Hyper technique si tu veux tout faire sans toucher le sol. Des portions d’accélération brutale et de nouveau des parties ultra-techniques. Et ça, on aime ! On aime tellement qu’Hervé s’arrête quand même à un abri de montagne plutôt. Mes amis, quelle vue…

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Ce petit moment de nostalgie empreint de sentiments mielleux et philosophique devant forcément prendre fin, nous repartons aussi vite que nous sommes arrivés. Ça descend, descend, descend, descend (continuer comme ça encore cent cinquante sept fois). Et sept kilomètres plus tard, on touche au bout. Sept kilomètres put** ! C’est pas un truc de fou ça ! Il y a bien une petite rupture au niveau du barrage du lac d’Alfeld, mais c’est quatre mètres à traverser et tu reprends le single de l’autre côté. D’ailleurs des vieux qui remontaient le single s’étonneront de nous voir descendre par là : « Z’êtes sûr de passer par là ? Ça passe pas hein. C’est pour les marcheurs, y’a plein de cailloux abrupts partout ». On leur dit que l’on n’a pas besoin de marcher nous, on est des warriors. Et on repart comme des oufs, laissant pantois le vieux sur place, les yeux écarquillés de nous voir descendre de la roche ultra brutale. C’est jouissif ! Arriver au bout c’est bien beau, mais maintenant il faut remonter. On remonte jusqu’au lac, on profite au passage pour s’arrêter boire une bière à l’auberge du Lac (encore de la bière de caca dont je tairai le nom). Puis on traverse le barrage pour se planter de l’autre côté du plan d’eau, bien à l’abri sous les arbres pour pique-niquer.

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Une fois nos sandwichs avalés, on entame ce que j’appellerai le pèlerinage de Sodome et Gomorrhe. Nous sommes donc au lac d’Alfeld, et nous devons retourner au Ballon. Ce qui veut dire 750m de dénivelé dans ta face , en une fois, une seule. De plus, depuis 10h00 du matin, la température n’a fait que grimper. Alors en descente avec mon costume de cosmonaute, ça le fait encore. Mais remonter avec l’armure d’un chevalier 7km/750m de dénivelé. LA, CA PIQUE. La chaleur nous oblige à nous hydrater un maximum. On a beau remonter par la route, c’est long, chiant et étouffant. Les mecs en vélo de route se baladent avec que dalle sur le dos, tandis que l’on a chacun facile 6-7kg de matos sur nous, sans compter le poids du spad. Une épreuve. Bon j’exagère un peu. Sur la route, ça pousse quand même pas trop mal. Mais c’est long quand même ! Il nous faudra 1h30 pour remonter et un bon litre d’eau. Hervé nous achèvera en nous faisant emprunter au sommet les pistes de ski du Ballon. L’enfoiré. Je ne cherche plus à pédaler, je pousse le spad. Loïc aussi. Essayons d’économiser ce qu’il nous reste.

On retrouve le sommet de ce matin. Énormément de marcheurs mais beaucoup sont très sympa avec nous, contrairement à ce que l’on nous laisse entendre régulièrement. La clochette y fait pour beaucoup je pense.  Aller, pas le temps de niaiser. On s’élance pour le dernier single du jour. As usual, c’est du bonheur en boîte. Tout aussi plaisant que les autres. Bien dégagé et jouer du cintre sur ce genre de chemin est agréable au possible. On notera juste que les Vosgiens, toujours farceurs, laissent des pierres parfois visibles ou non du côté monté du single. Histoire de bien te pousser à te frotter au côté pente. Alors qu’en t’es à pleine vitesse et que tu en croises un, tu transpires un peu. Mis à part ça, cela reste les passages rocailleux qui exploitent tout le potentiel de nos spads. J’en profite pour péter encore un truc sur le mien. Cette fois-ci c’est le câble du dérailleur arrière. Alors en descente c’est pas trop chiant mais je pense à la remontée qui, avec une transmission bloqué sur le plus petit pignon, va me saigner jusqu’à la moelle.

Après « seulement » six kilomètres de descente, on se retrouve au niveau du Lac de Sewen. Une fois n’est pas coutume et l’on remonte par la route. J’en chie des ronds de pelle. Chaleur + gros braquet + armure de guerrier = explosion nucléaire. Je n’ai plus d’eau dans le Camelbak depuis le deuxième départ du Ballon. Je commence à sérieusement me déshydrater. Je m’arrête donc avec Loïc pour caler un bout de bois dans le dérailleur, histoire de le bloquer sur le plus gros pignon. Mc Guyver à encore frapper. Il frappe tellement fort qu’il en a cassé ma potence ! Merci Loïc pour l’avoir remarquer. Et effectivement cela me saute aux yeux et me parait évident. Plusieurs fois dans le séjour j’ai dû resserrer ma potence car mon cintre tournait vers le bas. Je l’ai carrément fissuré. Là je blanchie un peu, m’imaginant en pleine descente avec le cintre entre les mains à hauteur du visage en train d’essayer de freiner… Vision à la fois édifiante et amusante… Loïc et Hervé ont l’air toujours frais et peu fatigués. La vie est injuste. Du coup pas le temps de prendre une autre bière à l’auberge du lac. On repart en trombe jusqu’à la voiture de Loïc et on file chercher celle d’Hervé. Ce dernier et moi-même filons comme des tarés au magasin de vélo le plus proche (il est 17h00, et les magasins ferment à 18h00, souvenez-vous…), tandis que Loïc va faire quelques courses et retourne au camp.

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On arrive à 17h55 au magasin. L’accueil est plutôt froid, et le patron carrément arrogant. Il demande à Hervé ce que l’on fait ou va faire comme spad, espérant que l’on réponde de la DH. On lui dit que nous, c’est plutôt enduro. De la manière dont il nous répond, on comprend que l’on est des baltringues. Bien l’atout commercial. J’ai beau lui demander des conseils pour une potence, le mec me répond à côté de la plaque. Je me débrouille seul, c’est mieux comme ça. Je finis par trouver une potence pas trop chère qui fera le job jusqu’à la fin du séjour, ainsi qu’un câble/gaine et roule ma poule. On se rentre au camp, douche, rangement, etc… Enfin un peu de temps libre. Hervé fonce voir un gus juste à côté de nos tentes, bien équipé comme nous en vélo. Un allemand, parlant un peu le français. Il veut apparemment venir avec nous demain matin (bon réellement c’est Hervé qui lui a proposé). J’explique à Hervé que cela va être chaud. Entre le timing du rangement (faut rendre le terrain à 14h00 max) et les descentes que l’on veut faire (au delà du fait qu’il n’y a que trois places par voitures), cela ne sera pas évident. Une heure plus tard, Hervé revient en nous expliquant que l’heure à laquelle on se lève le matin, c’est trop tôt pour les allemands. Hervé, la prochaine fois, commence par ça…

On fait les cons pendant qu'Hervé apprend l'allemand
On fait les cons pendant qu’Hervé apprend l’allemand

Ce soir c’est repas de fête ! Saucisses et pâtes ! Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii. Avec vin rouge et bière quand même. On picole un peu, on discute toussa. Il reste un caprice des dieux en entier (placement produit), je propose donc à Hervé de tester le fromage/herbes de provence au barbecue. Hélas, pas d’herbes de provence dans la cantine. Nous voilà partis à la recherche d’herbes dans le camping. On teste les tentes des jeunes à côté, sans grand succès. On se rabat sur le club de plongé de Sochaux. On arrive au bon moment, ils sont déjà bien chaud. On leur demande s’ils en ont. Premier réflexe : « de l’herbe qui fait rire ou de l’herbe à manger ». Est-ce que l’on a des têtes à fumer de l’herbe ? On est des sportifs mer** ! Après avoir bien rigolé,  Bernard (le boss du groupe, qui se surnomme Nanar), il va bien nous trouver ça dans ses cantines. Donc pendant que Nanar nous explique les fondamentaux de la plongée sous-marine en langage de mec bourré, un de ses potes au moins aussi bourré que lui nous trouve successivement : du curry, de la coriandre, des cacahuètes, du sel, du poivre, du sel de céleri, du piment, et même du mélange indien pour les pâtes. Au moment où l’on commençait à perdre espoir, Jéjé (appelons-le Jéjé hein) nous en trouve en gueulant comme un veau : « J’AI J’AI !! ». Ouf, sauvé, on va pouvoir cuisiner. On a frôlé la fin du monde. Sauf que tu ne te débarrasses pas comme ça de Nanar. Non non non mon pote. Et c’est seulement trente minutes plus tard que l’on réussi à s’échapper. Je pense qu’avec ce qu’il nous a appris, on peut passer notre niveau trois de plongé en totale autonomie sans forcer…

En revenant à notre camp, on entend du gros son avec un feu de joie et tout le tremblement à deux-trois cent mètres de l’autre côté du camping. On plisse les yeux pour voir ce qu’il se passe. Comme on s’est arrêté devant une tente où une femme seule attend je ne sais quoi, elle nous adresse la parole pour en parler et nous propose d’aller faire la fête avec elle là-bas en se tapant l’incruste. Comme on a bien picolé aussi avec Hervé, on ne dit pas non. Come back au camp, barbecue online. Je finis quand même par finir ma recette. Hervé s’empiffre, moi aussi. C’est que cela doit être bon. Mais on oublie carrément de retourner voir la gonzesse/le groupe. On finit par aller se coucher. Il est quand même presque 2h du mat et j’ai mal à la tête. Merci le vin rouge dans des gobelets en carton…

16/07/2016 : 4ème jour – La punition

8h30. On paie. On paie carrément. La fatigue des trois jours précédents est là. Aucune perte de temps n’est tolérable, Hervé veut effectuer deux descentes : celle de l’auberge du Treh ainsi qu’une autre qui commence au même endroit mais va de l’autre côté. On commence le rangement partiellement. On croise Nanar pas bien frais qui ne nous répond même pas quand on lui passe le bonjour (bien fatigué le Nanar) et on décolle sans tarder.

Toujours une météo parfaite. Il fait bien frais, c’est bon. Cette première descente est d’une fluidité de fou. Pas ou peu de cailloux sur du single très étroit, idéal pour bosser les trajectoires. Tout est dans le travail des épaules et des hanches. De temps en temps ne pas se faire tabasser, ça a du bon. De la bonne terre qui sonne creux sous les pneus mais qui grippe bien. Hervé marmonne dans sa barbe, déçu du single. Moi j’apprécie. Six kilomètres plus loin, c’est presque déjà le bout. Je perds mes amis un kilomètre avant l’arrivée à cause de ma chaîne qui a sauté. Du coup j’arrive à un croisement seul. Ne sachant pas quel chemin prendre, j’appelle mes acolytes au téléphone. Aucun ne me répond. Je m’engage au hasard sur le chemin de droite. Et bingo, je les retrouve quatre cents mètres plus loin. Ils m’expliquent que je viens de rater un membre du Club Vosgien (encore) bien gratiné. Le bon Vosgien du coin, avec l’accent et tout, vient de les engueuler car le VTT n’est pas autorisé. C’est des chemins du Club Vosgien. Et il faut faire parti du Club Vosgien pour les emprunter (même à pied ?). Hervé s’est un peu chauffé apparemment. Vert, j’ai raté toute la scène alors que j’avais la gopro vissée sur la tête. Nous voilà sur la route à Fellering. Il faut rentrer au camp. Nous aurons l’occasion de voir que le chauvinisme des Vosgiens est sans limite (comme nos amis corse/breton). On retrouve pèle-mêle de la propagande anti-parisien/anti-France/anti-marseillaise sur les bâtiments municipaux. Sur tous les panneaux des noms de ville il y a des autocollants « Im Elsass », comprendre « En Alsace » (pas en France). Ou comme vous avez déjà pu le voir précédemment sur des photos d’Hervé, il y a carrément une frontière Alsace/France de dessiner sur les routes…

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Il est presque 11h00 et le camp n’est toujours pas rangé. C’est chaud pour une dernière descente, mais Hervé y tient. On ne retourne donc pas au camp mais on file à la place en face du lac de Kruth, le croisement pour monter au Markstein, et on tente le coup de faire du stop. Si Loïc arrive à remonter comme cela, cela nous évitera d’avoir deux allers retours à faire avec les voitures. Hélas, trente minutes et vingt-trois voitures plus tard, Loïc est toujours en bas avec nous. Hervé se décide donc à aller chercher sa voiture. Il sera revenu en moins de deux, nous propulsant à l’auberge du Treh en moins de vingt minutes. Une question se pose néanmoins : si l’on descend tous, nous n’aurons plus le temps de revenir chercher les deux voitures et de tenir l’horaire de 14h00 pour rendre le terrain du camping. Je me sacrifie donc. On redescend avec les deux voitures. Je dépose mon spad et je remonte mes deux compères pour leur dernier single.

Je retourne seul au camping avec la voiture d’Hervé et je commence à ranger ce que je peux. Les tentes à démonter et à faire sécher, les fringues à plier/ranger, le matos de cuisine à nettoyer/ranger, la douche à prendre, etc… Gros programme. Je n’ai pas fait la moitié de ce que je voulais faire que mes alcooliques sont déjà là. Sont vraiment trop fort ! Nous enchainons, en mangeant à l’arrache, le remplissage des voitures.

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14h00 pétante, le camp et les voitures sont bouclés. Direction la réception pour payer la location du terrain. On en profite pour se prendre une dernière mousse. Difficile de se quitter. On vient à peine de retrouver Hervé trois jours avant que l’on doit déjà repartir. Il va nous manquer. Nous n’aurons même pas eu l’occasion de visiter sa nouvelle maison ni de profiter de sa terrasse. On se console en buvant notre bière/pisse (Hirsch) sur des transat sous parasol à regarder les vidéos de la gopro d’Hervé. On peste encore et toujours sur le manque de visibilité de cette dernière sur le dénivelé, le nivellement des rochers sur les singles ou la vitesse complètement gommée à cause du grand angle. Il est maintenant 15h00. Nous aurions déjà dû partir depuis au moins trente minutes mais dur de laisser Hervé seul sur place. Notre homme-tron ne se démonte pas et nous annonce qu’il va aller se refaire une petite spéciale avant de rentrer chez lui. Le mec insatiable…

Nous prenons la route du retour avec Loïc, sans musique dans la voiture. Grand silence la première heure, puis on discutera de sujets divers et variés par la suite, histoire de ne pas trop se morfondre. Un dernier Mc Do pour la forme et il est déjà 22h00 quand on arrive. Loïc me largue chez moi avec tout mon foutoir. M’en fout, j’irai le voir demain avec la famille avant qu’il ne reparte sur Toulouse. J’ai pas eu ma dose de chaton pour juillet…

 

Ainsi s’achève notre séjour dans les Vosges. Cette région merveilleuse nous aura gâté avec une météo magnifique, des décors somptueux, des odeurs et des couleurs inoubliables.  Oula, attends, ça sent la conclusion copiée-collée ça… Merde, déjà fait. Je recommence…

Ainsi s’achève notre séjour dans les Vosges. Bon la météo n’a pas été aussi bonne que nos précédents séjours mais a été largement suffisante pour les besoins. Cette région est au moins aussi accueillante que le Cantal. Par contre force est de constater que les singles y sont deux fois meilleurs ! Y a pas à chier, c’est le meilleur coin de France (que j’ai pu faire jusqu’à maintenant) pour les spots de descente. Il va falloir se battre pour contrecarrer Hervé et ses singles très finement préparés. Car oui il faut le reconnaitre, Loïc et moi sommes arrivés les pieds sous la table, Hervé ayant tout organisé de A à Z. Un sans faute de sa part. Entre le matos de camping complet, les réservations aux fermes-auberges, les trajets en véhicules calculés au poil de cul, l’enchainement des singles avec  quasi aucun portage et sans remontée sur des chemins hardcores : un véritable exploit ! Je tiens à le souligner. Merci Hervé ! On est tombé amoureux des Vosges… Mais pas forcément des Vosgiens !

Comme d’habitude hélas, il manquait deux membres de l’équipe. Franck, qui pour une énième année n’est toujours pas avec nous (il n’a plus d’excuse là !). Et Max qui nous aura bien manqué aussi. Du coup c’est moi qui se retrouvais à se plaindre dans les moments difficiles. Max et Franck, revenez-nous vite. L’édition du Cantal 2016 compte sur vous ! Ce séjour aura peut-être été un peu moins chaleureux que les autres, dû probablement au rythme effréné que nous a imposé Hervé. Mais on ne regrette rien, cela valait le coup à 200%. Moins de temps à regarder le ciel ou à se taper une balade tranquille mais ce n’est pas bien grave. On aura fait du spad du début à la fin. C’est toujours aussi bon d’être avec vous.

Et c’est ça le plus important…

Un grand merci à ma femme pour la correction de cet article, aux fermes-auberges du Treh et du Schafert ainsi qu’aux Vosgiens/Alsaciens. On plaisante mais nous avons été très bien accueillis. Merci les Vosges/Alsaces !

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