Mise en jambe CET Dabo

La veille de ma participation au Cannondale Enduro Tour de Dabo, me voici sur les lieux afin de me mettre en conditions. Le vélo fraîchement équipé pour l’occasion, je me dois de le tester et faire sans doute quelques réglages.

Après une semaine très pluvieuse et une météo toujours menaçante, je ne me réjouis pas à l’idée de rouler aujourd’hui, l’atmosphère est très humide et je sais que des averses vont tomber, mais je me force car rouler avec un amortisseur neuf sans test préalable peut être très handicapant voir même dangereux pour l’épreuve de demain.
Même si les reconnaissances sont en principe interdites, je préfère rouler sur d’autres sentiers pour éviter de me mettre la pression. La trace gps était prête, elle reprend les zones touristiques que nous n’avons pas pu faire lors de notre dernier week end ici (article Dabo 2, le retour de la vengeance), ainsi que les quelques sentiers à découvrir dans le sens inverse de la dernière fois.

La pluie est tombée toute la matinée jusqu’à mon arrivée au parking situé au pied du Schlossberg, l’envie n’y est pas. Il est 14h, je me prépare et mange à la voiture.

On commence à grimper le Schlossberg, on tombe sur la ruine du Ochsenstein qui attire d’entrée ma curiosité. On commence déjà le tourisme à monter sur la ruine pour admirer le point de vue toujours sur le rocher de Dabo. Voilà une bonne entrée en matière afin d’avoir l’envie de rouler et découvrir. Je poursuis le sentier sur la crête, on passe entre les rochers, on enchaîne les points de vue, on ne s’ennuie pas même si le terrain est très humide.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

L’amortisseur un peut trop ferme, je m’arrête pour baisser la pression et régler le rebond en conséquence. J’arrive au Wuestenberg, et attaque une descente un peu trop technique pour commencer qui nous fait passer sous la pierre des druides. Je croise quand même quelques marcheurs courageux, dont un marcheur solitaire avec un casque sur les oreilles qui ne m’entend bien évidemment pas arriver. Curieuse communion avec la nature… Me voici sur le single que nous avions grimpé la dernière fois, qui s’avère finalement décevant car trop linéaire. Malgré cela le cadre est beau, on longe le précipice et le cours d’eau en contrebas.

L’amortisseur m’impressionne, et le vélo par la même occasion!!! Même si à ce prix là on veut quelque chose de révolutionnaire, je suis tout de même impressionné par l’assurance que je peux avoir dans la succession de racines mouillées!!! Le vélo épouse le relief en douceur, aucun retour d’amortisseur trop brusque et désagréable, mon adhérence est multipliée, je descends avec une sensation de maîtrise et de sécurité. Je ne vais pas plus vite pour autant mais ça ouvre des portes pour progresser par la suite. Je crois que j’ai bien fait de rouler aujourd’hui, alors que j’avais beaucoup d’appréhensions sur l’état du terrain, me voici en confiance pour demain. Rouler avant une épreuve est très important pour la confiance.

Me voici dans le creux de la vallée de la Zorn, je remonte le canal jusqu’à Saverne, c’est ennuyant mais paisible. Arrivée dans Saverne, je découvre cette petite ville charmante, traversée par le canal de la Zorn, en temps normal j’aurais pris une pause en terrasse de café, mais je suis dans un état trop désagréable pour m’attarder.
Petit détour pour la curiosité et découvrir la fontaine Mélanie (petite pensée pour ma très chère Mélanie).
Il faut maintenant penser à grimper si on veut s’amuser un peu, direction le Greifenstein, de cette ruine on peut voir en face l’autre ruine du Haut Barr. A cet instant la pluie fait son arrivée, pas de chance je suis au point le plus éloigné de la voiture.
Je continue sur un single relativement plat et arrive à une belle surprise. Un jardin aménagé en altitude sur un rocher, c’est la grotte de Saint Vit. Malgré la pluie je m’attarde un peu pour visiter cet endroit insolite. Je suis amoureux de cet endroit. Je reprends mon chemin alors que la pluie s’intensifie avant de s’arrêter. Après un single sur les racines de pins légèrement remontant, j’arrive au Rappenfels où des pins poussent curieusement entre les rochers.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

D’une manière générale, en VTT on grimpe pour descendre, malheureusement la descente est encombrée par les travaux de débardage. Dans ces moments on maudit les bucherons, on enjambe les troncs en portant le vélo, on glisse sur le bois mouillé, on se tort les chevilles, parfois on perd même son chemin. Dommage le sentier d’origine avait l’air sympa. Je retombe sur le canal, je le traverse avant d’aller sur le coteau d’en face et d’attaquer la dernière grosse montée. Je choisis un itinéraire encore une fois touristique, tant pis si je dois le faire à pied car trop pentu.

Après un peu de patience, beaucoup de marche avec le vélo, et un slalom entre les rochers pour finir, j’arrive au sommet du Brotschberg pour attaquer la descente de la grotte du Brotsch que nous avions fait la dernière fois en sens inverse. Dommage, le terrain un peu trop gras me gâche le plaisir. J’arrive à la voiture de nouveau sous la pluie, recouvert de boue et frigorifié mais avec le sentiment d’avoir bien fait. Une sortie débutée sans trop d’envie, plutôt par obligation afin de préparer l’épreuve du lendemain, mais qui s’est avérée pleine de surprises, malgré la pluie, la boue, le froid, les yeux ont pris le dessus sur les autres sens, je suis resté émerveillé du début à la fin, à classer parmi mes plus belles sorties.

RVagabond

Laisser un commentaire