Enduro des Hautes Vosges 2015

6 et 7 juin 2015 – 350 participants
2 spéciales le samedi, 120 m de d+ et 680 de d-
5 spéciales le dimanche, 1400m de d+ et 1950 de d- pour 37 km.

Autant dire que l’on devient fidèle à cette épreuve puisque c’est la 3e année consécutive avec Lolo que l’on y participe. On commence à connaitre également le terrain, c’est rassurant de se sentir expérimenté mais bon… On n’habite pas là non plus à l’année. Pour ma part je viens de quitter Paris pour m’installer dans la région, je me sens donc un peu chez moi même si je ne suis pas venu rouler sur les potentielles spéciales, histoire de battre Lolo à la régulière. Et oui, c’est toujours la compét’ entre nous. On aime se chambrer afin de nous donner la gniak, et puis 2 styles de pilotage complétement différents c’est intéressant de voir qui est le plus rapide, et ici à La Bresse, il y en a pour tous les gouts. Des spéciales bien descendantes, accidentées et bien rock’n roll pour Lolo et pour moi des spéciales plus roulantes où il faut être vif et puissant dans les relances et le pédalage…

Les objectifs 
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A l’assaut dans la sp 5.

259e sur 350 l’année précédente, étant donné le niveau assez élevé de cette épreuve, s’approcher de la moyenne serait une bonne perf, je vise donc 180 pour être satisfait de moi avec l’ espoir de vaincre ma peur et faire la piste noire du bike park entièrement sur le vélo. Compter mes chutes sur les doigts de la main et bien sûr, battre Lolo.

 Reconnaissances et premières impressions

Sp 1 et 3 : Blanchemer
Celle-ci, on la connait bien puisque c’est la favorite à l’unanimité dans le team. On la fera cette année 2 fois, de quoi améliorer le chrono au 2e passage. C’est une spéciale complète et c’est pour ça qu’on l’aime. Variée avec un décors plutôt joli, des passages raides, des passages typés crosscountry, des épingles, des racines et des pierres bien disséminées et nombreuses par endroits, des pontons pour traverser des cours d’eau, des passages roulants et rapides et des passages chaotiques où il faut ralentir. Bref une spéciale où il faut être assez complet pour faire un bon chrono. La reconnaissance se fera la vieille, elle est très importante car le terrain ci est modifié chaque année à cause des ruissellements, l’eau est très présente ici. Dès le départ nous avons une épingle ravageuse avec une pierre assez imposante en plein milieu, ma reconnaissance va s’attarder un peu ici car c’est un peu la loterie, un premier passage hésitant m’oblige à revenir dessus pour la passer une 2e fois car je sais qu’en épreuve avec la pression ça ne passe jamais. Rien à signaler sur le reste du parcours mis à part que je ne pourrai pas couper derrière le banc cette année. Je me remémore chacune de mes chutes antérieures (et dieu sait qu’il y en a eu sur cette spéciale) et m’applique à corriger mes anciennes erreurs.

Sp 2 et 7 : Piste noire du bike park
La Fameuse!!! celle tant redoutée, l’ année dernière j’avais fait la moitié à pied. Notre programme étant chargé, nous n’avons trouvé le temps de faire la reco que 10 min avant le briefing de l’épreuve, c’était important de la faire pour atténuer la peur au ventre. Surprise!! cette année, on part d’un autre télésiège pour arriver à un autre départ, une sorte de bonus, la 1ere partie était trop facile l’année dernière, il a fallu la remplacer par une partie plus hardcore que la 2e partie que je redoutais déjà suffisamment. Dès le départ ça bouchonne déjà, les mecs sont terrorisés, j’en vois un chuté devant moi sur un tronc couché, à entendre les échos c’est une patinoire, alors que toute la région est sèche avec le beau temps que nous avons eu, incompréhensible. Cette partie est boueuse avec beaucoup de racines glissantes, je suis de nouveau terrorisé à l’idée de la faire 2 fois en épreuve. J’entends derrière moi un « PARDON!!!!!!!!!!!!!!! » et là je vois un boulet de canon partir, c’était Jérôme Clémentz. A croire qu’il a des pneus plus exceptionnels que les notre. En le voyant partir je me dis que la suite est facile, et là je vois un escalier interminable, intégralement recouvert de mousse. Je suis apeuré mais trop tard si je freine je suis mort. Suée sur le front, c’est passé. J’arrive enfin sur la 2e partie, sans étonnement ici le sol est sec et poussiéreux. Cette section est très hard mais surprenant, je descends l’intégralité sur le vélo avec une certaine maîtrise, il y a de la progression. Bon finalement tout se fait, mais là c’est du lourd, il faudra être très concentré et avoir des bras en béton.

Sp4 : Hotel des bruyères
De grandes lignes droites avec des épingles, sans grosses difficultés mais cependant le single est très étroit et le contre bas nous tend ses bras, difficile donc de lacher réellement les freins. Lolo ne la connaissait pas, cela m’a aussi permis de me rassurer dans les épingles.

Sp5 : Lac des corbeaux
Une spéciale bien connue, mais avec un petit bonus au départ. Nous sommes tombé dessus par hasard lors de notre sortie de jeudi. Une partie que je me faisais un plaisir de faire découvrir à Lolo, seulement surprise, les rubalises sont là. Une partie hardcore avec des cailloux de partout et des passages très étroits, à faire en balade c’est plutôt fun, en épreuve c’est autre chose. La balade se transforme donc en reconnaissance. On repère déjà des endroits où il faudra rouler dans le talus pour éviter des passages trop étroits, des échappatoires très précieuses. On retient 2 endroits sans solution pour le moment. Une épingle avec des rochers et un passage où clairement les rochers nous barrent le chemin. J’hésite à prendre mon envol sur un rocher mais l’atterrissage reste douteux. On y retournera le samedi soir après la pasta party avec les lampes pour solutionner le problème. Mon idée s’avère finalement trop risquée. On choisira une autre ruse pour minimiser la perte de temps. Poser un pied sur un rocher pendant que l’autre jambe porte le vélo grâce à la cale auto pour passer ce même rocher. Pour le reste pas de problème particulier, à noter que le spicy me facilite beaucoup plus la vie que mon zesty de l’année dernière. Faire un enduro de ce type avec un zesty représente un danger permanent. je vois nettement la différence.

Sp6 : Col de la vierge
Une spéciale faite il y a 2 ans dans la boue pour ceux qui ont bonne mémoire. Méconnaissable par terrain sec, c’est donc une découverte. De grandes lignes droites roulantes et des épingles, aucunes difficultés. Pas très plaisant, il n’y a pas à réfléchir, toujours à fond, on sort d’une épingle on relance de tout ce que l’on peut, avec 2 ou 3 coups de cul. Puissant dans les relances, garder de l’énergie pour les quelques coups de cul, une spéciale cardio dans laquelle il faudra maintenir le compte tour dans le rouge au maximum, c’est donc une spéciale à mon avantage.

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La photo est prise au bon moment, 2 secondes plus tard je me prends un arbre.
L’épreuve

Samedi 6 juin
Sp1
On arrive au départ avec un peu d’avance, il y a de l’ambiance, on regarde les départs, et sans surprise la fameuse première épingle fait des ravages, un concurrent chute même avant, celui là c’est un champion. En regardant ce spectacle, la pression monte. Arrive mon heure, aujourd’hui je pars avant Lolo, les départs sont inversés. Concentration extrême sur cette première épingle, le reste va bien se passer. 3,2,1, je pars doucement et très concentré, il faut que je passe entre cette maudite pierre et l’arbre… mince!!!! Trop concentré là dessus j’ai oublié le reste, et je suis parti tout droit en sortie d’épingle dans un arbre. Je me replace et repars. Comme chaque année cette épingle ne passe jamais sous la pression. Mes bras, mes doigts, mes jambes sont tétanisés et ne répondent pas franchement, détends toi Hervé, détends toi, souffle, respire. Il me faut la première minute pour me détendre et me sentir bien, je me lâche même un peu trop et je tourne un peu trop le cintre à la sortie de la première partie, au moment d’arriver sur le chemin carrossable je bloque donc la direction et c’est l’otb. Ca part mal mais je n’hésite pas une seconde à repartir, cette année je ne reproduit pas les mêmes erreurs, motivé jusqu’au bout, et j’ai trop chambré Lolo pour le laisser devant au classement final. 2e partie plutôt crosscountry en sous bois, celle-ci je peux taper fort et en effet je rattrape déjà quelques gars, waouh!!!!!!!!!!!!!!! c’est une première en enduro! jusqu’ici c’est moi qui laissait passer les autres. Malgré ça je reste concentré, arrive le tour du lac, je ne relance pas comme je veux, je préfère garder de la réserve. On arrive dans la 3e partie beaucoup plus hardcore, je me rapproche d’un gars, on double plusieurs mecs ensemble, il sait donc que je suis dans ses fesses, il me freine quelques relance et n’est toujours pas décidé à me laisser passer, on arrive sur le pont en bois alors qu’un autre gars se présente devant nous, cette fois j’élève la voix « bougez vous bougez vous », le premier s’écarte, je sais qu’à la sortie du ponton il faut de la vitesse sinon tu plantes l’avant et tu perds l’élan pour le coup de cul qui suit, je fonce et me dis qu’il va bien me laisser passer à la sortie du pont. Ce n’est pas le cas, je pile et me retrouve en dehors du single pour l’éviter. Je me replace et comme lui je n’ai plus de vitesse dans le coup de cul, je force donc pour grimper j’ai peur pour la chaîne, et c’est à ce moment qu’il s’arrête en plein milieu alors qu’il n’y a pas de place pour 2 et que je suis 5m derrière, il me râle donc dessus car je suis effectivement à ce moment précis loin derrière lui, et me pousse pour que j’avance. Je lui réponds d’avancer, de ne pas rester là. A l’arrivée 500m plus loin, c’est l’engueulade devant tout le monde, je me fais même insulté d’… Je ne suis donc pas resté pour attendre Lolo, j’ai préféré ne pas me rabaisser à lui répondre et m’éloigner de cet imposteur. Comme par hasard c’était un roux 🙂 Je commence doucement la liaison pour me remettre de mes émotions, alors que Lolo pendant ce temps connait des ennuis mécaniques. Il aura plié son grand plateau sur la fameuse pierre à la première épingle, la Fameuse, la Ravageuse…
J’ai les boules, l’épingle, l’otb et le gros lourd. Je perds trop de temps.

Moi :              9:31:59 (152e)
Lolo :             11:44:28
Clementz : 7:08:54

Sp2
Je classe cette spéciale hors de mon potentiel, je ne me mets donc pas la pression, je dois juste limiter les dégats, tout faire sur le vélo sans chercher le chrono. Je pars fort, c’est un des rares endroits où je vais me défoncer, la grande ligne droite du départ. J’arrive dans le sous bois, toujours autant la patinoire ici, je me bats avec mes cales, clipsées, déclipsées, le vélo se balade dans tous les sens, arrive une série d’épingles autour des arbres dans les racines, je pars dans la rubalise, je me bats maintenant avec la rubalise accrochée à mon cintre. Quelqu’un me rattrape je ne prends pas le temps de voir si c’est Lolo. Je repars, je ferme les yeux sur l’escalier de la mort, la 1ere partie est faite et finalement personne ne m’a doublé, je donne tout ce que j’ai sans retenue pour faire le tour du lac, je relance même à plusieurs fois en danseuse, je double quelques gars et pense à Lolo sans transmission en train de courir avec son vélo autour du lac, le pauvre. La 2e partie se fait plutôt bien avec finalement un bon rythme. Aucun signe de fatigue, on peut y aller j’ai la caisse, finalement c’était le stress dans la sp 1 qui me donnait cette impression de fatigue et de lourdeur. Sans grosse erreur sur une spéciale très difficile typé même dh, je ne suis pas mécontent de moi.

Moi :               7:05:53 (190e)
Lolo :              8:15:06
Clementz :  4:32:79

Malgré le tour du lac, cette sp très descendante n’a pas trop handicapé un Lolo sans transmission.

Dimanche 7 juin

Lolo a réparé son plateau et part aujourd’hui devant moi. Mon pote le Roux raleur est derrière moi et ne risque plus de me revoir. Aujourd’hui, je suis très remonté, Lolo je vais te mettre la fièvre.

Sp3
On se concentre de nouveau sur la première épingle, pour l’instant 3 échecs sur 3 EHV, la 4e c’est la bonne. On ne refait pas comme hier, on se détends d’entrée avec de grandes expirations. Effectivement c’est la bonne, je suis même félicité par les riders qui attendent au départ. On évite de refaire l’otb, tout est parfait jusqu’ici, je sens un peu de fatigue, je relache un peu les gaz dans la dernière partie un peu hardcore pour moi, mes suspensions bas de gamme me donnent trop de travail dans les bras et les jambes, tant pis Lolo va me reprendre du temps ici je le sais. Une descente parfaite, très content de moi.

Moi :              9:08:05 record personnel (119e)
Lolo :             9:00:60
Clementz : 7:09:16

Sans surprise Lolo est devant, je sais où je lui ai laissé les 8 sec.

Sp4
Ici, aucunes difficultés, il faut juste essayer d’aller à fond, j’ai bien dit essayer, et anticiper les épingles. Je pars donc à fond (à mon niveau), attention on s’approche de la série d’épingles en fin de spéciale. Bizarrement je n’ai rattrapé personne, très vite la réalité me rattrape et un mec me dit de me pousser. Mince!!!!! Je suis si lent que ça, j’ai pourtant des pointes à 50km/h sur un single pas très rassurant. On arrive dans les épingles avec un tas de mecs en ligne de mire, je me laisse divertir par mon arrivée dans les bouchons, première épingle et c’est la chute. Je repars, 2 épingles plus bas de nouveau la même erreur, je tourne trop mon cintre sans braquer mon corps, la direction se bloque et c’est un nouvel otb. Je ne suis plus concentré, finalement je n’ai doublé personne avec mes bêtises. C’est l’arrivée, il y a du monde, je fais mon chaud avec quelques sauts dans la dernière descente.
Pas très content de moi, une de mes failles a refait surface, le manque de concentration, sur une spéciale pourtant facile.

Moi :              6:45:05 (144e)
Lolo :             6:39:60
Clementz : 5:07:04

La croix rouge nous attends en bas, égratigné par mes otb successifs, je joue la comédie pour me faire soigner par Scarlett Johansson. Une façon de se distraire et d’oublier la pression.

Sp5
Je suis assez confiant sur cette spéciale, dangereuse mais pas trop, je commence à la connaître assez bien, mis à part la 1ere partie, je peux ici prendre quelques risques avec quelques pointes de vitesse. Le départ est donné j’applique à la lettre ce que l’on a décidé pendant les recos, pas étonnant qu’un 2e single se soit tracé dans les myrtilles, nous ne sommes pas les premiers a avoir eu l’idée. Je gère dans la première partie je double même un gars dans un meilleur choix de trajectoire (un élan de fierté monte en moi). J’arrive au pont, attention au cintre, je suis maintenant au taquet pour faire le tour du parking et ne rien lacher jusqu’à l’arrivée. Tiens! une barrière est couchée sur le parking, un mec a voulu trop mordre la corde. Tout passe à merveille, je me laisse descendre sur la route pour préparer la dernière grosse relance à travers les racines, j’apercois Lolo en haut de celle-ci, elle secoue mais je ne lâche rien, alors que je suis en haut je relance encore car je sais que l’arrivée et proche.
Enfin une spéciale parfaite, j’ai même pris du temps sur Lolo, sur un profil descendant et rocheux qui lui correspond d’avantage.

Moi :              6:39:78 (112e)
Lolo :             6:46:48
Clementz : 4:40:97

Au départ de la liaison, on se réconforte en voyant des mecs descendre à bout de bras, baladés par le vélo. C’est dans ces situations que l’enduro est dangereux, tu peux être très bon en dh mais si tu n’as pas le physique pour endurer, tes qualités de descendeur ne valent plus rien. Finalement physiquement nous ne sommes pas les plus gringalets. Lolo se plaint de son genou, c’est lui le gourmand qui a couché la barrière au parking!!!

Sp6
Ici, une seule chose à retenir au départ, FULL GAZ!!!!!!!! La pluie fait son arrivée, mince j’espère qu’elle ne va pas gacher la fête. Partons vite avant que la pluie mouille trop le sol.
Je regarde Lolo partir, c’est propre, c’est fluide, beau départ, il roule bien ce chacal* (autorisé).
A mon tour, c’est parti! je pars sans retenue, j’arrive sur une épingle, mince, un rondin se trouve en plein milieu, comment est il arrivé ici?! Pris de vitesse j’effectue un bunny up pour le franchir et éviter l’otb, résultat je suis allé tout droit dans l’épingle, je me précipite pour repartir. Le reste de la spéciale se fait à fond, sans penser aux effets de la pluie, j’appuie sans relache dans les longues relances, je double même Lolo à mi parcours au ralenti dans une relance, je relance, je relance, je relance sans cesse. Je termine avec un masque recouvert de gouttes de pluie. Là on a pris des risques. Assez content de moi malgré ce rondin en plein milieu qui m’a fait tirer tout droit.

Moi :              5:48:95 (111e)
Lolo :             6:19:74
Clementz : 4:35:77

Sp7
Ici plus de pluie, c’était vraiment local.
On arrive au départ de l’effrayante piste noire par le télésiège. Les départs sont suspendus, un pilote est immobilisé sur la spéciale. Scarlett Johansson fait son apparition, sur le moment je me dis que le gars a de la chance, mais bon… Dans l’état qu’il est, il ne peut sans doute rien lui faire.
Les départs reprennent plus d’une demi heure plus tard, on a froid et le temps s’assombrit. On fait quelques longueurs pour se réchauffer avant le départ. C’est la dernière, pas de chute, demain on commence le nouveau job sur Colmar, je ne peux plus me permettre un mois de vacances supplémentaire, et la famille est en bas de la piste pour nous encourager. Pas de chance pour moi ils sont arrivés pour la plus difficile. Malgré tout ça je reste détendu, confiant.
C’est parti, la première partie se fait sans grosse erreur, j’entame la 2e partie, il y a déjà beaucoup de public ici, j’enchaine les dépassements, je prends confiance, les gens nous encourage je suis « on fire ». J’arrive sur un des passages les plus difficiles, les 2 racines qui forment un escalier avec un rocher énorme en bas qui t’appelle et te dit « viens! viens dans mes bras me faire un calin ». Je m’applique à amortir le choc des 2 marches et ne pas me diriger vers le rocher, le rocher est passé mais je suis quand même projeté dans l’arbre d’après. Je prends un gros choc à l’épaule mais cela n’arrête pas ma course. Je continue et prends mon pied à dépasser les mecs dans des portions difficiles, j’entends un « allez Doudou » d’une hystérique, ah! c’est ma soeur, ils sont là parmi la foule, mais je ne peux prendre le temps de regarder le décor, ici c’est chaud et il y a encore des dépassements à prévoir.
Je franchis l’arrivée, le sourire aux lèvres, très content de moi sur cette spéciale, je me suis surpris à lacher les freins dans les portions délicates et à enchainer le tout sans m’arreter, mais aussi sur l’épreuve en général.

Moi :  6:38:39 (129e)
Lolo : 6:34:53
Clementz: 4:37:85

Total
Moi :              51:37:34 (119e)
Lolo :             55:20:29 (146e)
Clementz : 37:52:12 (1er)

Bilan

Une belle surprise au général, je n’espérais pas un si bon classement, la preuve que nous ne sommes pas à la rue physiquement, et pas des plus mauvais techniquement, le tout sans être local et sans connaître les spéciales les yeux fermés. Lolo a lancé le défi, rentrer dans le top 50 l’année prochaine, ce qui signifie améliorer nos chronos d’une minute sur chaque spéciale. Personnellement je n’y crois pas, car sur certaines spéciales je ne suis pas loin de la perfection à mon niveau actuel, cela fait donc prendre trop de risques notamment sur des spéciales comme la DH noire. Cependant jouons le jeu et continuons de progresser. J’ai des progrès à faire sur les épingles, les virages notamment à plat et les sorties d’obstacles pour favoriser encore plus mes relances. Ca peut suffire. Ps:l’année prochaine je ferai partie des locaux 😉

Une réflexion au sujet de « Enduro des Hautes Vosges 2015 »

  1. d’ après les échos de la région, cet enduro est réputé pour être relevé, au niveau difficultés des sp, du dénivelé, distance sur le week end, c’ est d’ailleurs le seul sur 2 jours, mais surtout relevé par le niveau des concurrents. Pour avoir roulé dans le sud, je pense même qu’ il est relevé au niveau national. Si ca peut vous rassurer. Après ce n’est pas une manche de coupe de France non plu. Mais il parait qu’il est plus difficile qu’ une manche de CET.
    Pour rentrer dans le top 50, j’ai deja amélioré qq chronos mais ce n’est pas suffisant.
    A ce jour Sp 4, 6’19 et Sp 6, 5’25

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